Ma vision du COMMERCE EQUITABLE Au début de l’histoire, il y a quelques siècles, des aventuriers ont rencontré, au fil de leurs pérégrinations dans le monde, en particulier auprès de tribus primitives, des plantes aux vertus étonnantes : c’est ainsi que les « salons occidentaux », ont fait la découverte des propriétés du thé, du café et du chocolat… Venus de contrées lointaines, ces breuvages « magiques », bénéficiant d’un effet de mode et d’exotisme, ont connu un succès immédiat. Petit à petit, ces denrées rares et précieuses, donc chères et réservées à une élite fortunée et renseignée, ont envahi le commerce et ont connu un développement généralisé. Provenant essentiellement d’Afrique et d’Amérique du sud, des terres entières ont été conquises et investies par de véritables conquistadors, devenus ensuite de grandes puissances industrielles, pour augmenter les quantités à vendre ; parallèlement, ces produits ont remplis les étals des marchés, des lieux de réunions et de rencontres et de toutes les formes de commerce. Partout, ces boissons sont devenues le symbole de l’hospitalité et de la convivialité…. Ainsi sont nés les « cafés ». D’immenses fortunes qui perdurent encore, se sont faites sur le commerce de ces produits importés, et se sont enrichies en « surfant » largement sur les profits nés de la colonisation et de l’esclavage… Ils ont même réussi à créer des « modes de société » pour consommer toujours plus… Face à cette forte tendance de fond, d’autres « faiseurs » en boissons diverses, ont profité du mouvement pour s’installer sur ces marchés juteux et à très forte marge, en lançant des propositions innovantes. Ainsi, faisant évoluer nos goûts et nos mœurs, imposant de nouveaux codes de consommation (gustatifs et comportementaux), la concurrence est devenue plus sévère : au cœur de ces marchés de monopole, il a alors fallu partager les « parts du gâteau ». Ainsi, pour les produits « historiques », l’évolution du marché a généré d’inquiétantes baisses de consommation. Alors, les importateurs ont du réagir pour enrayer la chute qui s’annonçait. Soucieux de l’appât du gain, ils ont analysé en détail comment était venu le succès, pour en tirer les leçons et reconstruire leurs privilèges. Usant de notre naïveté et jouant sur le marché des dupes que nous sommes, ils ont imaginé reconquérir leur gloire en agissant sur la « bonne conscience » du consommateur…. Cette tirade allait donc remplacer l’exotisme d’antan ! Précédemment en usant de l’esclavage, ils jugulaient, sans ménagement, les petits producteurs avec des revenus ridicules, par des achats à vil prix de toute leur production et en générant ainsi d’immenses profits… Aujourd’hui, ils reportent leur avidité sur le consommateur naïf et l’invitent à « faire une bonne action » : acheter donc notre café, puisque nous aidons les petits producteurs à mieux vivre… L’idée n’est-elle pas magnifique ! Ici, on crée des dispensaires ; là, on construit des écoles ; ailleurs, on organise des campagnes de production plus rationnelle, plus mécanisée et partout, on encense, par d’élogieux commentaires, les beaux gestes, l’esprit humanitaire et participatif… Le consommateur est évidemment flatté : son argent ne va pas n’importe où ; ainsi, on lui donne du sens et une responsabilité ! Tout un chacun semble content et enfin, voici apparaître un monde meilleur et qui change… Si cette version du commerce « équitable » existe bien, ici ou là, hélas, la réalité est parfois pire qu’avant. Aujourd’hui, le producteur de fèves de cacao ou le planteur de thé qui refuserait de participer à la solution coopérative, imposée par ces « magnats du business », ne trouvera plus jamais preneur pour ses fèves et ses pousses de thé : il est condamné à mourir ! On va ruiner ses terres sans débouché… Quelque soit le cœur et la qualité qu’il a mis à produire, il ne survivra pas. Le système ne lui laisse aucun choix, il est obligé d’en passer par les directives des groupes industriels affamés ou alors il devra arrêter, ne trouvant aucun acquéreur pour ses productions. Pire, dans certains cas, ce seront les fonctionnaires douaniers de ces états corrompus (par qui !) qui feront les basses œuvres en interdisant leurs exportations directes… Les écoles ne sont souvent que des cases « publicitaires » qui ne coûtent rien ; les dispensaires sont désertés le lendemain de l’inauguration car il n’y a pas d’approvisionnement, les logements sont insalubres… Pour se rendre compte de la réalité, il faut aller voir sur place et interroger les « nouveaux pauvres » de cette désertification de la diversité, dont certains ne peuvent faire différemment que de faire semblant d’y croire encore ! Dans la coopérative, hors mis quelques « placés » qui représentent le pouvoir, les autres, moins nantis, sont socialisés et laminés dans un système féodal qui n’a pas les caractéristiques d’un marché. Méfiez-vous ! Commerce équitable n’est pas forcément et toujours synonyme de commerce propre et honnête, respectueux des parties engagées et surtout des producteurs de base et des terres… Car souvent, la déforestation, l’anéantissement des terres, doublés de la corruption, sont à l’origine de ces développements forcés. A nouveau, le gain de l’argent étant le seul objectif recherché, tous les chemins sont bons pour « en gagner » vite et plus, au-delà de toute morale ! Certes, dans le commerce équitable, tous ne sont pas des « fripouilles » : Je connais bien une sœur religieuse qui, dans un couvent de Madagascar, fait réaliser des vanneries et des broderies superbes pour aider des femmes abandonnées et des prostituées, à sortir d’un univers absurde et sans issue. Ses productions, vendues par un petit réseau français, sont d’excellente facture et sont vraiment équitables ; cette démarche, contrairement à la précédente, mérite aide et respect. Heureusement, il y en a sûrement d’autres et ailleurs. Mais, derrière les beaux discours de façade, rares sont ceux qui sont sincèrement honnêtes et, souvent, plus ils sont connus, plus ils sont douteux… Méfiez-vous de votre bonne conscience ! Ne faites pas aveuglément confiance et ne soyez pas complice d’un marché de dupes où l’esclavage a, tout simplement, changé de visage et de nom. Souvent, on nous fait payer plus cher un produit qui continue à enrichir les mêmes sur notre naïveté et sur le dos des « pauvres de la planète ». Vérifiez ce que l’on vous dit car, actuellement, s’organise un peu facilement un nouveau marché de « crétins ». Cherchez bien qui ils sont ! La notion de « commerce équitable » ne devrait même pas exister : nous devons exiger que tous les commerces soient équitables. Encore plus qu’une simple question de morale, notre survie et celle du monde en dépendent ! Tout le monde industriel et politique, sentant le vent tourné, s’approprie, un peu facilement, le développement durable, le commerce équitable, la protection de la nature et de l’environnement et la sauvegarde de notre planète qu’ils ont largement polluée en nous imposant des modes de vie sans alternative. Un nouveau marché est en train de naître ; curieusement, on y retrouve souvent les mêmes pollueurs et profiteurs car ils sont riches et nantis et ainsi agissent sur les textes et les politiques qui ont besoin d’eux pour exister. Ne cautionnons pas ces attitudes opportunistes et cette « poudre aux yeux » ! Aux LABORATOIRES ARCANA, dans notre démarche, nous avons toujours voulu des produits sains, faits avec le cœur, par amour du bon et du beau, par respect de l’utilisateur et du consommateur qui doit être satisfait. Nos marques ne suivent pas la mode du marketing écervelé. Nos produits traversent modes, courants ou tendances car ils sont universels et transversaux ; ils sont hors du temps. Leur ancestralité – on évoque plus de 3.000 ans en Afrique australe – est unique. Le concept est stupéfiant de bon sens et d’évidence : chaque peau est « unique » et, de ce fait, ne peut recevoir qu’un traitement unique qu’elle ira chercher elle-même, au cœur d’une nourriture variée et d’un dispositif approprié… Dans la fabrication de nos produits, nous voulons éviter tout ce qui est inutile ou ne sert à rien : il n’y a pas de promesse fallacieuse ou contre nature du type « antiride » « anti-âge » ; il n’y a rien de « ravageur » ou d’outrancier, présenté à grand renfort de marketing et de publicité mensongère et « ripolinée ». Nos clients doivent simplement être contents et heureux de leur choix. Même nos emballages sont sobres et sans « clinquant ». Nous sommes plus motivés à sortir des « jus » efficaces. Quand nous utilisons des décors en bois, c’est aussi pour faire vivre ceux qui le produisent et ainsi, nous contribuons à reboiser : en Afrique, près de 2 millions d’arbres ont été plantés à ce jour, pour quelques centaines seulement utilisés par an… Ainsi des femmes apprennent un métier et retrouvent leur dignité. Maintenant et régulièrement, nos fournisseurs sont interrogés et contrôlés quant à l’éthique de leurs matières 1ères, fournitures, comportements et méthodes. La « production verte » habite depuis longtemps nos modes de pensée et d’agir. Avec humilité, honnêteté et ténacité, nous voulons construire, avec VOUS, consommateur, une autre relation de confiance et d’harmonie, dans le respect mutuel et le respect de ceux qui nous permettent de grandir. Nous souhaitons que vous soyez nos ambassadeurs pour faire grandir notre ambition pour l’Afrique, pays mère de l’humanité entière et que l’on force à mourir par une exploitation éhontée. Loin d’être qu’un simple idéal, notre démarche est un « combat » de chaque jour où la place doit être tenue solidement pour faire face aux délateurs et aux concurrents sauvages et malveillants. Vos commentaires, vos témoignages, vos réponses aux enquêtes de satisfaction et le retour des questionnaires médicaux et de santé sont essentiels pour nous : ils nous permettent d’agir auprès de l’administration et d’affirmer ce que nous sommes et ce que nous faisons pour garantir et préserver un « demain »… Intentionnellement, nous faisons très peu de commentaires sur l’action et les aides que nous apportons à l’Afrique (à travers la fondation Africa Line) qui nous a transmis ce magnifique « savoir faire », car vous n’êtes pas obligés de partager nos valeurs éthiques. Vous ne nous avez pas connu et choisi pour cet angle particulier. Jamais nous ne vous solliciterons pour faire ce que nous jugeons comme normal. Ce que nous faisons, nous le faisons dans le respect des intéressés, avec leur consentement et leur participation, dans la discrétion et l’abnégation, tels de vrais missionnaires. Arnaud RUEL, Fondateur Créateur.